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Recherche recette de tourte au Riesling

Anonymous — 08/11/2005 16:31
Bonsoir,
j'ai des invités dimanche pour un Pot-au-feu et le soir je voudrais faire
quelque chose de rapide et sans trop de boulot.

Avez vous des idées à part la tourte au Riesling?
merci
Anonymous — 08/11/2005 21:12
[quote:b399d1c1a1]Avez vous des idées à part la tourte au Riesling?
merci

[/quote:b399d1c1a1]
Une tarte aux pommes : pâte brisée ou feuilletée, des pomes, enfourner ...
Anonymous — 09/11/2005 05:30
serge <csvhettp@qnouar.bz> wrote:

[quote:7d197ca435]j'ai des invités dimanche pour un Pot-au-feu et le soir je voudrais faire
quelque chose de rapide et sans trop de boulot.
[/quote:7d197ca435]
Bonjour,

Quand je prépare un pot-au-feu, je m'organise pour en faire plus et
avoir des restes. Et ce sont ces restes que je propose d'utiliser le
soir, sans trop de boulots :

Outre les classiques salades, faites avec les légumes froids et la
viande découpée en dés, ou les non-moins classiques hachis parmentiers,
il y a aussi le boeuf miroton :



Boeuf Miroton... ou l'art d'utiliser les restes

Recipe By:

Serving Size: 0

Ingredients:

600 g Boeuf cuit, reste de pot-au-feu
150 g Poitrine fraiche
2 beaux Oignons
2 Tomates
6 Cornichons au vinaigre
1 càs Huile
1 càs Concentre de tomates
1 càc Farine
125 ml. Bouillon de pot-au-feu, +/-
125 ml. Vin blanc, sec
Sel
Poivre

Directions:

Il porte le nom d'un marechal, anglais de surcroit, mais Balzac a prouve
que c'etait un plat de concierge: et s'il etait bourgeois?

"MME Cibot, ancienne belle écaillère, avait quitté son poste au Cadran
bleu par amour pour Cibot à l'âge de 28 ans, apres toutes les aventures
qu'une belle écaillère rencontre sans les chercher [...] Elle demeura
comme un modele de Rubens [...] Ses tons de chair pouvaient se comparer
aux appétissants glacis des mottes de beurre d'Isigny [...]
De ses rapports avec le Cadran bleu, cette portière à l'oeil orange et
hautain avait garde quelques connaissances en cuisine."

La terrible Cibot etait la concierge du Cousin Pons. Elle cuisinait pour
un habitant de l'immeuble, le redoutable Schmucke: ce diner consistait
"en un ragoût dont l'odeur se répandait dans toute la cour. C'etait des
restes de boeuf bouilli achetés chez un rôtisseur tant soit peu
regrattier, et fricassés au beurre avec des oignons coupés en tranches
minces jusqu'a ce que le beurre fut tout absorbé par la viande et les
oignons, de manière que ce mets de portier présentât l'aspect d'une
friture."

Balzac ne donne pas le nom de cette recette, mais a l'évidence c'est
celle du boeuf miroton, connue depuis la fin du XVIIe. Mais la
réputation était faite sur un ton dedaigneux: "Plat de portier, de
concierge." Et alors!

Ces Messieurs les membres de l'Academie des gastronomes ne sont guère
moins snobs: a son propos, ils laissent tomber d'assez haut qu'il s'agit
d'une sorte de bouillie, d'une origine inconnue et qu'il ne saurait etre
question d'y mêler Monseigneur le duc de Marlborough (John Churchill):
certes, pendant la guerre de succession d'Espagne, il fut raille par une
chanson dont le refrain "Marlbrough [sic] s'en va-t-en guerre, mironton,
mironton, mirontaine..." aurait pu laisser supposer
que... Et l'Academie de conclure gravement: "Ce mot ne designe certes
pas un manger de milord", non sans condescendre a constater que "ce plat
démocratique
[peut] se montrer savoureux si le boeuf est d'une viande fine et
tendre". Aucune référence a Balzac et a la Cibot. Depuis, le plat a fait
son chemin hors des loges, jusqu'aux bistrots, non sans passer par les
cuisines bourgeoises dans lesquelles l'économie était la règle, jusqu'à
utiliser les restes: ceux-ci ont donne aussi le hachis Parmentier, les
salades de boeuf, les farces et autres références de grande bouffe
généreuse, odorante et haute en gueule.

Couper la poitrine en petits lardons, le boeuf en lamelles régulières,
les tomates en petits cubes (apres épluchage et épépinage) et les
cornichons en rondelles, éplucher et émincer les oignons. Reserver le
tout.

Faire revenir les lardons a la poêle, ajouter les oignons, saupoudrer de
farine, mélanger le tout, verser bouillon et vin blanc puis laisser
prendre la sauce. Ajouter les tomates, le concentré, les cornichons,
saler, poivrer. Repartir le boeuf dans un plat allant au four, couvrir
de la sauce et cuire 45 minutes a four moyen a 160 ÝC. (Le Larousse
gastronomique suggère en plus de gratiner a 260 ÝC avec chapelure et
beurre fondu: une éventualité fort discutée.)

Notes:

Recette extraite du Boeuf, histoire,symbolique, cuisine, Editions Sang
de la Terre.
Historique d'après un texte de Philippe Couderc résumé par René Gagnaux
Ensemble cité par René Gagnaux sur fr.rec.cuisine
Mise sous MC : François Leloup, le 22/12/2000

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François
Le travail, c'est la santé ...
Mais à quoi sert alors la médecine du travail ? (Pierre Dac)